Constant Guimard

Froteille (1877)

Résumé

Constant Guimard,  Froteille (1877)

“ Le trop confiant jeune homme se chargea ainsi lui-même de communiquer à ce nectar d'un nouveau genre, la propriété de le précipiter dans son éternité ; mais, en finissant, il jeta quelques corolles qui tombèrent en tournoyant dans le thé de sa complice. Celle-ci s'empressa d'avaler ce qui lui restait encore à boire, espérant bien que le poison n'aurait pas le temps d'agir sur ce breuvage ; puis elle roucoula un merci ! mignardé comme une moue de galanterie.
Froteille s'exécuta également et le double crime se trouva consommé !.
Peu d'instants après, André se sentit faiblir.
”
Source : Gallica

Constant Guimard,  Froteille (1877)

“ Ah ! voilà bien l'affreux état dont parle Buffon: « Cet horrible dégoût de soi-même qui ne nous laisse d'autre désir que celui de cesser d'être, et ne nous permet qu'autant d'action qu'il en faut pour nous détruire, en tournant froidement contre nous des armes de fureur. »
Froteille se coucha dans l'espoir de trouver un peu de repos ; mais son court sommeil fut troublé par des rêves affreux. Il croyait entendre les clameurs de ses créanciers qui le traînaient devant les tribunaux, et la plus affreuse misère lui apparaissait en perspective.
L'infortuné se réveilla en sursaut.
”
Source : Gallica

Constant Guimard,  Froteille (1877)

“ Une brusque réaction s'opéra en ce moment, comme il arrive après ces sortes de grandes agitations intérieures. Car, selon cette judicieuse remarque : « Dans l'homme, le plaisir et la douleur physiques ne font que la moindre partie de ses peines et de ses plaisirs : son imagination, qui travaille continuellement, fait tout, ou plutôt ne fait rien que pour son malheur, car elle ne présente à l'âme que des fantômes vains ou des images exagérées, et la force à s'en occuper. » ”
Source : Gallica

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