Résumé

Portrait de Denis Diderot Denis Diderot Le fils naturel, ou Les épreuves de la vertu… (1757)

JUSTINE.
Et Clairville y regnoit.
ROSALIE (assîse & pleurant) .
Amant qui m'étois alors si cher ! Clairville que j'estime & que je desespere ! O toi à qui un bien moins digne a ravi toute ma tendresse, te voilà bien vengé ! Je pleure, & l'on se rit de mes larmes.
Justinie, que penses-tu de ce Dorval ?.. Le voilà donc cet ami si tendre, cet homme si vrai, ce mortel si vertueux ! Il n'est, comme les autres, qu'un méchant qui se joue de ce qu'il y a de plus sacré, l'amour, l'amitié, la vertu, la vérité !...
Source : Gallica

Portrait de Denis Diderot Denis Diderot Le fils naturel, ou Les épreuves de la vertu… (1757)

Charles, son valet, est le seul être dans l'univers qui lui demeure. Charles démêle la funeste pensée de son maître. Il répand sa terreur dans toute la maison. Il court à Clairville, à Constance, à Rosalie. Il parle. Ils sont consternés. A l'instant, les intérêts particuliers disparoissent. On cherche à se rapprocher de Dorval. Mais il est trop tard. Dorval n'aime plus, ne hait plus personne, ne parle plus, ne voit plus, n'entend plus. Son ame, comme abrutie, n'est capable d'aucun sentiment.
Source : Gallica

Portrait de Denis Diderot Denis Diderot Le fils naturel, ou Les épreuves de la vertu… (1757)

D'où il s'ensuit que la Comédie & la Tragédie sont de tous les états ; avec cette différence, que la douleur & les larmes sont encore plus souvent sous les toîts des sujets, que l'enjouement & la gaieté dans les palais des rois. C'est moins le sujet qui rend une piece comique, sérieuse ou tragique, que le ton, les passions, les caracteres & l'intérêt. Les effets de l'amour, de la jalousie, du jeu, du dérèglement, de l'ambition, de la haine, de l'envie, peuvent faire rire, réflechir ou trembler. Un jaloux qui prend des mesures pour s'assûrer de son deshonneur, est ridicule
Source : Gallica

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