Denis Diderot,
Le fils naturel, ou Les épreuves de la vertu…
(1757)
“ JUSTINE. Et Clairville y regnoit. ROSALIE (assîse & pleurant) . Amant qui m'étois alors si cher ! Clairville que j'estime & que je desespere ! O toi à qui un bien moins digne a ravi toute ma tendresse, te voilà bien vengé ! Je pleure, & l'on se rit de mes larmes. Justinie, que penses-tu de ce Dorval ?.. Le voilà donc cet ami si tendre, cet homme si vrai, ce mortel si vertueux ! Il n'est, comme les autres, qu'un méchant qui se joue de ce qu'il y a de plus sacré, l'amour, l'amitié, la vertu, la vérité !... ”
