Résumé

Ferdinand Donnet Oraison funèbre de Mgr A. L. de Salinis… (1861)

C'est dans les premiers mouvements du coeur de l'enfant
qu'on devine l'homme; le sage se révèle d'ordinaire presqu'à
presqu'à berceau, une parole tombée de ses lèvres candides
est comme une lumière qui semble déjà signaler la route qu'il
doit suivre,' et l'on aime à étudier les indices mystérieux de la vocation, et le travail de la grâce dans cet âge si tendre. On ne sera donc pas surpris de voir le jeune de Salinis passer du collége d'Aire au séminaire de Saint-Sulpice, foyer des plus pures lumières, source féconde de vertus d'autant plus méritoires que la solitude en est l'unique témoin.
Source : Gallica

Ferdinand Donnet Oraison funèbre de Mgr A. L. de Salinis… (1861)

Qui ne sent, Messieurs, que quand l'esprit est brisé par le travail et le coeur aigri par l'injustice des hommes, on aime à retrouver dans son intérieur les épanchements et les joies si douces du foyer domestique. Nul bonheur, dans la plus éclatante des destinées, ne peut remplacer celui-là. Si l'homme du monde le trouve dans les joies, les sollicitudes mêmes de la famille, le prêtre ne saurait le rencontrer qu'auprès d'une mère.
Source : Gallica

Ferdinand Donnet Oraison funèbre de Mgr A. L. de Salinis… (1861)

Si cette vérité trouve son appliquation dans un ordre purement humain et passager, elle se montre bien davantage lorsqu'il s'agit d'intérêts plus élevés et quand la gloire de Dieu et de son Église sont en cause. C'est alors que Dieu fait naître des circonstances les plus étranges, les effets les plus merveilleux, et qu'il se plaît à déjouer les projets de la sagesse humaine pour faire briller dans tout son éclat la sagesse divine.
Source : Gallica

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