Résumé

Firmin A M. de Lafayette, sur ses titres de héros des deux mondes… (1829)

Eh ! bien , Monsieur de Lafayette , comptez-vous beaucoup d'hommes dans l'histoire de tous les peuples qui aient eu ces brillantes qualités qui constituent un vrai Républicain?... Je vous répondrai qu'il n'en a pas existé un seul.
Avouez donc que tous ceux qui, à votre exemple, rêvent une République, et ils sont encore en grand nombre, rêvent une chimère; car un peuple qui veut être libre s'impose bien plus de devoirs qu'il n'en avait avant de le devenir; ce n'est donc pas la conquête de la liberté qui est difficile, mais bien de savoir la conserver.
Source : Gallica

Firmin A M. de Lafayette, sur ses titres de héros des deux mondes… (1829)

Chez eux, tout est personnel, rien pour elle : ce moi humain, qui détruit tout sentiment d'héroïsme, le pousse vers l'erreur et lui fait embrasser un fantôme pour la réalité. Chaque faction encense son idole, en soutenant que le parti qu'elle pousse au pouvoir est le seul digne d'y arriver ; il s'en suit que ces divers partis professent des idées qui se choquent continuellement, parce qu'il n'y a point d'unité entre eux : l'un veut la république.
Source : Gallica

Firmin A M. de Lafayette, sur ses titres de héros des deux mondes… (1829)

Je crois encore en avoir dit assez au vénérable M. de Lafayette, pour l'engager à se conduire à l'avenir de manière à être plus réservé, et surtout à ne plus se donner en spectacle, rôle qui ne convient nullement à celui qui tient à conserver sa propre estime. C'est un triomphe qu'ont toujours dédaigné les grands hommes, parce qu'ils savaient, par expérience, que l'envie et la haine s'attachent au char des triomphateurs.
Source : Gallica

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