Résumé

Gabriel Gandois Discours sur les devoirs de la garde nationale…

Ainsi, quand nous nous révoltons, nous autres, contre toute espèce d'aristocratie, c'est par un orgueil cent fois plus aristocratique que les prétentions que nous voulons abattre, et dont nous ne viendrons cependant jamais à bout de déraciner le sentiment. Ainsi, quand l'aristocratie ne sera plus nulle part
dans la loi, elle n'aura pas cessé d'être partout dans la nature et dans la société; et chaque jour notre vanité continuera d'en donner des exemples beaucoup plus choquans que ceux dont notre esprit d'égalité s'offense.
Source : Gallica

Gabriel Gandois Discours sur les devoirs de la garde nationale…

Mais, Messieurs,
la garde nationale ne suit pas la mobilité capricieuse des partis : c'est le géant de la société tout entière écartant de ses nombreux et vastes bras les partis extrêmes qui sont toujours prêts à se heurter, et à troubler le sein de la mère commune par leurs prétentions exagérées. Nous verrons au surplus, par ce qu'elle a déja fait, quelle doit être la mission de la garde nationale
Source : Gallica

Gabriel Gandois Discours sur les devoirs de la garde nationale…

Le langage qui suit est, je l'avoue , celui d'un misantrope ; maïs , quand ce ne serait que sous le rapport physiologique, je ne crois pas à l'amélioration générale, absolue, de l'espèce humaine. La nature physique de l'homme s'y oppose. A Dieu ne plaise que je sois matérialiste ! mais sans accorder à l'organisation matérielle de l'homme plus d'influence qu'il ne faut, on ne peut s'empêcher de reconnaître avec les physiologistes qu'il y a des dispositions irrésistibles qui tiennent à cette organisation , et qui seront toujours un obstacle au perfectionnement rêvé par certains optimistes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature