Résumé

François d’Aure Geneviève ou L’Innocence reconnue

GENEVIÈVE Mon enfant, le silence
Que nous tenions n'est pas de votre intelligence.
Je lui parlais de cour, d'une pareille voix 680 Il me faisait réponse, et je la recevais.
BENONI N'est-ce pas le bon Dieu ?
GENEVIÈVE Mon fils, c'est son Image
Qu'on m'apporta du Ciel rendez-lui votre hommage.
Pouvez-vous l'adorer ? Mettez-vous à genoux.
Reconnaissez-vous bien ce Dieu souffrant pour nous ? 685 C'est votre bon Papa.
BENONI, à genoux le baisant. Mon Papa ?
GENEVIÈVE C'est lui-même.
BENONI Il est mort.
GENEVIÈVE Et sa mort fait voir comme il vous aime.
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François d’Aure Geneviève ou L’Innocence reconnue

CLOTILDE Vous le pouviez bien dire ;
Car de toutes les morts cette mort est la pire.
Quelle inhumanité ! Cet excès ne ressent
Qu'un esprit criminel, et rien moins qu'innocent ;
Cependant vous disiez, pour couvrir cette offense, 1490 Que vous l'aviez commise avec quelque innocence.
HENRY S'il vous plaît m'écouter, je vous contenterai.
CLOTILDE Pour donc me contenter je vous écouterai.
HENRY Nous étions.
OTHON Attendez, je vois venir
GERMAINE .
Scène V
Clotilde, Germaine, Othon, Henry
CLOTILDE Où venez-vous ? Quel bon vent vous amène ?
GERMAINE .
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François d’Aure Geneviève ou L’Innocence reconnue

GENEVIÈVE 2305 Et vous connaissez-vous ?
HENRY Très bien, et je m'ordonne
À moi-même la mort, si vous n'êtes trop bonne.
GENEVIÈVE Faut-il que nos attraits nous donnent des rebuts ?
Il est temps, mon Henry, de guérir vos abus,
Vous n'avez pas encor les sciences parfaites 2310 Pour savoir qui je suis, ni même qui vous êtes.
Quoique votre Maîtresse, et vous mon Serviteur,
Je suis votre obligée, et vous mon bienfaiteur.
À Sifroy
Faites-lui des leçons (mon cour) parlez en maître,
Que me reconnaissant il sache se connaître.
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