Résumé

Gabriel de Chamberet De l'institution et de l'hôtel des Invalides… (1854)

Conduit au tombeau de l'Empereur, le régénérateur de l'Égypte enlevé par une mort trop prompte pour pouvoir terminer complètement son œuvre, resta longtemps plongé dans un respectueux recueillement. En quittant l'Hôtel, il dit au duc de Reggio d'une voix émue : « Monsieur le maréchal-gouverneur, je suis fier de m'être trouvé quelques instants entouré des plus braves soldats de l'Europe. Un pareil établissement, imité aujourd'hui par toutes les nations vraiment guerrières, est l'honneur éternel du peuple qui l'a fondé. »
Source : Gallica

Gabriel de Chamberet De l'institution et de l'hôtel des Invalides… (1854)

Après avoir retracé l'histoire de l'Hôtel depuis sa fondation, il prouva que la France se déshonorerait en détruisant une institution si nationale et dont toutes les nations lui enviaient la gloire. Tout en défendant avec chaleur les intérêts des vieux soldats, il reconnut qu'il existait des abus à l'Hôtel, et il demanda qu'on y apportât promptement remède. Il termina par ces éloquentes paroles : « Ils demandent la liberté, dites-vous : qu'on la donne à ceux qui la veulent, mais qu'on ne force pas les autres à l'accepter. »
Source : Gallica

Gabriel de Chamberet De l'institution et de l'hôtel des Invalides… (1854)

Parmi celles qu'il signala, il proposa de donner aux Invalides le droit de surveiller eux-mêmes leurs administrateurs, et de discuter le nouveau règlement qui serait appliqué. Il sut ainsi rallier toutes les opinions. Il s'éleva surtout contre la distinction qu'on faisait entre le pain du soldat et celui de l'officier : « Il y a deux sortes de pain, s'écria-t-il : cet abus de l'ancien régime devient dès ce jour intolérable. C'est du bon pain, c'est du meilleur pain que la patrie doit à ses malheureux soldats. C'est du bon sang qu'ils ont versé pour elle. »
Source : Gallica

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