Résumé

Gabriel, ou Dévouement dans l'exil (1854)

Conséquent dans ses raisonnements, il jugea, que puisque Jésus-Christ était Dieu, il devait être adoré ; que s'il était l'être le plus parfait et le plus aimable, il devait être l'objet de notre amour. Le sacrifice d'une vie de douleur par un supplice honteux et cruel, souffert en expiation des crimes de la terre, lui semblait digne de la plus parfaite reconnaissance. Son coeur aimant avait saisi comme un besoin tout objet offert
Source : Gallica

Gabriel, ou Dévouement dans l'exil (1854)

A toutes ces peines communes, il eut à joindre les peines encore plus déchirantes du coeur. Bon père, tendre époux, il ne soulevait qu'avec terreur le voile épais qui lui dérobait l'avenir. Ainsi qu'à l'époque de la mort de son fils, la religion ne versa pas sur les plaies de son âme un baume consolateur. Cependant l'espérance, qui veille toujours auprès des infortunes, ne l'abandonna jamais aux époques des plus affreux revers. Les amis de la justice et de l'ordre ne saurait concevoir l'idée de l'empire du crime affermi d'une manière inébranlable
Source : Gallica

Gabriel, ou Dévouement dans l'exil (1854)

M. de Naillac, de retour dans sa province, n'y fit pas un long séjour. Le drapeau blanc flottait sur les bords du Rhin; l'émigration dès-lors lui parut un devoir. Sourd aux gémissements de la nature, qui lui rappelait qu'il était époux et père, il n'écouta que la voix de l'honneur qui lui disait que né gentilhomme et français, la dernière goutte de son sang appartenait à la patrie.
Source : Gallica

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