Résumé

Gustave ou dévouement dans l'exil (1869)

Cependant les gens de l'art et les personnes les plus expérimentées auprès des malades crurent apercevoir dans son état un mieux apparent, et tout le monde en témoigna sa joie au mourant; il leur dit : Jusqu'à ce moment, j'espérais que Dieu avait accepté mon sacrifice; mais je commence à avoir de l'inquiétude sur mon état. Sur quoi donc portez-vous vos craintes, lui demanda-t-on ? Sur quoi! ajouta l'homme de Dieu; la mort me serait plus avantageuse que la vie. Mais mon Dieu sait mieux que moi ce qui est le meilleur; que sa sainte volonté soit faite.
Source : Gallica

Gustave ou dévouement dans l'exil (1869)

On songea à lui faire voir le monde, pour le former aux usages de la société ; mais si le théâtre brillant des passions présente dans tous les temps de grands dangers à la jeunesse, le nôtre, ce siècle affreux, centuplait ces périls, à une époque si proche de celle du bouleversement total de la patrie. Alors voir le monde, c'était commencer un cours pratique de philosophisme, courir le risque d'abjurer sa foi et ses moeurs, entendre outrager la pudeur par les partisans ingénieux de la débauche, et flétrir l'homme par les traits venimeux de la calomnie
Source : Gallica

Gustave ou dévouement dans l'exil (1869)

Les membres les plus respectables de l'émigration française se réunirent aux pauvres, qui venaient pleurer leur bienfaiteur, aux bons vieillards qui se lamentaient d'avoir perdu leur saint ami. Ceux-ci surtout, accablés sous le fardeau de la caducité, s'avançant d'un pas tardif, la tête baissée, les yeux mouillés de larmes, et penchés vers la terre, semblaient dire à celui dont la mort leur enlevaient de si précieuses ressources : Ami, notre ange tutélaire, tu nous appelles, et nous te suivrons.
Source : Gallica

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