Mme Anaïs Ségalas,
Les Oiseaux de passage
“ Que la gloire cachait sous sa couronne d’or ? Jeune homme, tu t’éprends d’une céleste femme ; Mais au public, qui veut avoir un beau concert, Tu livres ton amour ; tu laisses dans ton âme Regarder les passans ! comme en un temple ouvert. Pour vous autres, la gloire est dans le cimetière ; Vos sépulcres glacés seront vos piédestaux ! À quoi servent vos vers de flamme et de lumière ? À faire quelque jour reluire vos tombeaux. Sitôt qu’il n’entend plus, on dit gloire au poëte. Couchés dans vos cercueils vous paraîtrez plus grands ; Le public aime tant les morts ! ”
