C.-Jean Musy,  Corrigé des Exercices français sur la syntaxe… (1843)

“ Cet invisible ami veille autour de son coeur, L'inspire , le conduit, le relève s'il tombe , Le reçoit au berceau , l'accompagne à la tombe , Et, portant dans les Cieux son ame entre ses mains, La présente, en tremblant, au Juge des humains. C'est ainsi qu'entre l'homme et Jéhovah lui-même, Entre le pur néant et la grandeur suprême, D'êtres inaperçus une chaîne sans fin Réunit l'homme à l'Ange, et l'Ange au Séraphin ; C'est ainsi que, peuplant l'étendue infinie , Dieu répandit partout l'esprit, l'ame et la vie. ”
Source : Gallica

C.-Jean Musy,  Panégyrique de Mme Tascher de La Pagerie… (1853)

“ Ainsi vécut, ainsi mourut, ainsi fut honorée l'Ange des Trois-Ilets, que ses vertus personnelles , les gloires et le mérite de Joséphine rehaussèrent d'un éclat si brillant.
Vanité des vanités, tout n'est donc que vanité, nous écrierons-nous en terminant, Messieurs, puisque la femme si vantée, si vénérée dont nous venons d'exquisser la vie à grands traits, a fini par payer le tribut à la mort. Vanité des vanités, tout n'est donc que vanité, puisqu'elle fut redevable à la mort de n'avoir pas vu l'éclat de sa gloire s'évanouir avec celui de sa fille.
”
Source : Gallica

C.-Jean Musy,  Corrigé des Exercices français sur la syntaxe… (1843)

“ Deux peuples arrivent chacun d'un côté sur le champ de bataille, scène tragique d'un esprit élevé : ils ne se haïssent nullement l'un l'autre; personnellement ils n'ont aucune vengeance à assouvir, aucune offense à punir : eh bien ! à la voix du farouche régisseur de cette scène tragique, ces deux peuples vont jouer fidèlement les rôles de mort qu'on leur a fait apprendre.... Le champ de bataille n'est plus qu'un immense et noir nuage, dans lequel les peuples se jettent à l'aventure, taillant, coupant, brûlant.... Le jour revient, il ne reste plus, d'un côté que des cadavres ”
Source : Gallica

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