Résumé

Relation de la vie, de la conversion et de la mort du Frère Dorothée… (1717)

Je vous l'ai dit souvent, Seigneur , que vôtre Royaume nous advienne ; mais mon coeur disoit au monde, à ses convoitises, à ses faux biens, que vôtre Royaume ne cesse jamais. Je retracte & je déteste ces sentimens corrompus , & j'envisage la mort & la sortie de ce monde comme la délivrance d'une prison & d'un exit , d'autant plus pénible qu'on y est exposé à chaque instant à périr sans jamais voir la patrie
Source : Gallica

Relation de la vie, de la conversion et de la mort du Frère Dorothée… (1717)

Il ne tient qu'à vous , ô mon Dieu , que la mienne n'ait ces deux excellentes qualitez, & toutes les autres conditions nécessaires pour être agréable à vos yeux: parlez-, commandez à mon coeur, usez de vôtre pouvoir absolu sur lui, déracinez-en ce funeste amour de moi-même qui me captive dans l'esclavage du péché. Car voila mon désordre & ma confusion , je suis encore dominé par un amour démesuré de tout ce qui flate la nature corrompue, & c'est ce qui m'arrête dans la bienheureuse carrière où vous m'avez fait entrer, & qui me porte à étouffer si souvent les sentimens de vôtre grâce.
Source : Gallica

Relation de la vie, de la conversion et de la mort du Frère Dorothée… (1717)

Une fidélité si constante méritoit bien que le Ciel y fit attention , & que le Frère Dorothée reçût de nouvelles grâces pour terminer heureusement sa course: aussi le vit-on courir avec un nouveau courage dans la pratique des plus rigoureux devoirs de sa Profession ; & loin de se plaindre de la pesanteur du joug qu'il portoit, en faire sa joie & les délices de son coeur.
Source : Gallica

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