Résumé

Portrait de Gaston Doumergue Gaston Doumergue Mes causeries avec le peuple de France (1934)

Le chômage s'étendait, plongeant dans la misère des milliers de braves gens et de bons travailleurs.
Par ailleurs, la situation extérieure sollicitait l'attention la plus vigilante. La France avait donc l'impérieux et pressant devoir de mettre au service de la paix du monde et, au besoin, de sa sécurité personnelle, toutes les ressources de son esprit généreux, toutes les ardeurs de son patriotisme averti et clairvoyant, toute l'autorité qu'elle tenait de son grand passé, de ses épreuves, de ses victoires, de son profond attachement à la liberté, au droit, au bien de l'humanité.
Source : Gallica

Portrait de Gaston Doumergue Gaston Doumergue Mes causeries avec le peuple de France (1934)

Nous n'ignorons pas — et personne n'ignore — que, pendant que nous réduisions notre force militaire, d'autres augmentaient ouvertement, ou par des moyens détournés, leurs effectifs en même temps que leurs armements et que tout cela était fait en violation des traités de paix. Comment pourrait-on s'étonner — quand nous entendons et voyons ce qui se passe et que tous les yeux clairvoyants peuvent voir comme nous — que notre désir et notre besoin de sécurité réelle, loin de diminuer, aillent en s'augmentant? Jamais la France ne prendra l'initiative d'une agression.
Source : Gallica

Portrait de Gaston Doumergue Gaston Doumergue Mes causeries avec le peuple de France (1934)

En France, le chef du gouvernement, qu'on appelle le Président du Conseil, n'est qu'une fiction. Il n'est pas investi d'une autorité spéciale. La Constitution l'ignore et ne fait pas mention de lui, ce qui est un tort. En droit et en fait, il est un ministre comme les autres, ce qui ne lui donne pas une autorité suffisante pour être un arbitre entre ses collègues.
Dans notre pays, les gouvernements ne sont pas assurés de vivre longtemps. Ils n'ont pas de majorité homogène, car il y a trop de partis.
Source : Gallica

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