Georges d' Albrays

Résumé

Georges d' Albrays Plaies sociales (1877)

Voilà le breuvage qui nous convient ! Avec celui-là seul nous serons des hommes forts, et non pas de pauvres êtres, faibles de corps et d'esprit, que le premier venu peut mener à son gré !
Or, comme les eaux du fleuve ayant repris leur limpidité, les malheureux ne pouvaient plus trouver leur breuvage préféré que dans des mares et des étangs infects, où l'eau du fleuve ne pénétrait pas, ce breuvage devint rare et sa rareté le fit apprécier encore davantage, à tel point qu'on se ruinait pour en obtenir une petite quantité.
Source : Gallica

Georges d' Albrays Plaies sociales (1877)

Grâce à eux, les eaux du fleuve reprirent leur limpidité, et le peuple fut libre de chercher dans la fraîcheur de ses ondes un soulagement à la fièvre que le poison avait allumée dans ses veines.
Mais alors il se passa une chose étrange :
Loin d'apprécier le bienfait qui leur était accordé et de se montrer reconnaissants envers les sages à qui ils le devaient, les hommes, mécontents d'être privés du breuvage amer et malsain dont ils avaient pris l'habitude, commencèrent à murmurer.
Source : Gallica

Georges d' Albrays Plaies sociales (1877)

Quant on vit d'horribles calamités fondre de toutes parts sur le malheureux pays, désolé à la fois par la guerre civile et par la guerre avec l'étranger, par la misère et par de cruelles épidémies, tout le monde perdit la tête. On crut la nation condamnée sans ressource. De même qu'on a parfois recours aux remèdes trompeurs des empiriques et des charlatans pour essayer de sauver le malade que les médecins ont déclaré perdu, de même, dans cette terrible extrémité, on se confia aux moucherons.
Source : Gallica

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