Résumé

Hak Erbi La Tunisie qu'on ne voit pas : trois cents millions volés aux Arabes… (1904)

Admirons, enfin, les contradictions décisives de la sentence même, qui proclame à la fois la nullité absolue du contrat de Targe, l'impuissance où se sont trouvés les jurisconsultes d'attribuer les phosphates à lui ou à Bellot, qui interdit à priori aux arbitres d'examiner juridiquement les prétentions des parties et qui, tout de même décide que seuls les contrats Bellot sont valables, avec ce correctif ineffable « qu'ils ne lui constituent aucun droit exclusif. » Quant à l'incertitude de la législation tunisienne, prétendue cause de tout le mal, c'est une pure contre-vérité.
Source : Gallica

Hak Erbi La Tunisie qu'on ne voit pas : trois cents millions volés aux Arabes… (1904)

La preuve que telle fut la signification de la promesse de la Résidence, c'est que peu de jours après la sentence, celle-ci se mit en campagne pour forcer la main au cadi, l'obliger à ratifier le bail Bellot, en y apposant sa signature antidatée.
C'est sur le cadi que l'on fonça d'abord, car c'était le plus rébarbatif des trois, même le seul.
En effet, le mokaddem n'est qu'un tout vulgaire subalterne du cadi, révocable et maltraitable à merci.
L'administration des habous n'est, à son tour, qu'un nid à fonctionnaires obéissants.
Source : Gallica

Hak Erbi La Tunisie qu'on ne voit pas : trois cents millions volés aux Arabes… (1904)

C'est pourquoi nous voyons cet accouplement illogique de mots : faire valoir ses droits et prétentions.
Qui a des droits est dispensé de prétentions.
Et qui n'a que des prétentions n'a pas de droits.
Nous savons déjà que ce que Targe a, ce sont des prétentions fondées en morale et subordonnées à l'esprit d'équité d'un acquéreur futur, de l'administration ou du tribunal rien de plus. Mais il n'y avait pas là matière à arbitrage avec Bellot devant le Résident.
Source : Gallica

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