Résumé

Huet Deux études rétrospectives et d'actualité… (1866)

Devant ce beau et noble résultat, qu'importent les succès militaires d'un autre peuple, et qu'importent aussi les résultats obtenus par un autre système, audelà même des espérances de celui qui l'avait conçu, et dans un but dont la grandeur ne saurait d'ailleurs anoblir les moyens ?
Quelque opinion et quelque sentiment que ces résultats aient fait naître parmi nous, la situation générale qu'ils ont faite ou feront à l'Europe entière, et non à la France seule, est telle, en définitive, que nulle puissance n'a eu la pensée de chercher à y mettre obstacle par la guerre.
Source : Gallica

Huet Deux études rétrospectives et d'actualité… (1866)

Pour ce qui est de l'Italie, M. Thiers aurait conseillé l'emploi de moyens analogues.
Il fallait que la France déclarât à l'Italie que, si elle encourait la guerre, elle en devrait supporter toutes les conséquences, et que la France ne prendrait pas les armes pour l'y soustraire.
D'abord, c'est précisément le langage tenu à l'Italie, puisque la dépêche arrivée d'Italie pendant la séance même du 3 mai, et donnant l'assurance qu'elle n'attaquerait pas l'Autriche, était la réponse à la déclaration de la France que, si l'Italie déclarait la guerre, elle la ferait à ses risques et périls.
Source : Gallica

Huet Deux études rétrospectives et d'actualité… (1866)

La France est assez riche de sa force militaire et morale pour ne pas être égoïste, et elle est trop intelligente pour ne pas comprendre la grandeur de cette oeuvre, et pour n'y voir que le côté qui, dans l'ordre des idées reçues jusqu'à ce jour, pourrait lui sembler menacer sa sécurité.
Sans doute, si les tendances unitaires de l'Allemagne n'existaient pas, les succès militaires et les agrandissements de la Prusse pourraient donner à vérifier si la France n'aurait pas intérêt à s'opposer par la guerre aux résultats indirects et d'ailleurs prévus de ces succès.
Source : Gallica

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