Résumé

J.-L. Cros Des greffes épidermiques

Une greffe peut-elle réussir dans n’importe quelle plaie ? à n’importe qu’elle période d’évolution de cette plaie ?
On a répété à satiété que la greffe n’offrait de réels avantages que dans les plaies de mauvaise nature, à cicatrisation lente, recouvertes de bourgeons mollasses, en un mot, dans les plaies ou aucun moyen thérapeutique ne pouvait provoquer la formation de la cicatrice. Et bien, dans ce cas, la greffe ne peut réussir. Il faut au moins que la plaie présente quelques bourgeons de bonne nature pour qu’il soit permis de compter sur le succès, et encore ce succès sera-t-il douteux.
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J.-L. Cros Des greffes épidermiques

Il est incontestable qu’en médecine vétérinaire cette opération ne peut pas rendre d’aussi grands services qu’en médecine humaine, certains de ses avantages, ceux-là mêmes qui ont le plus d’importance, tels que la rétraction moindre de la cicatrice, comme conséquence, les infirmités qu’elle occasionne, qu’on peut faire disparaître au moyen de la greffe, sont d’une inutilité complète en médecine vétérinaire. Les animaux étant de simples machines, n’ont de la valeur que par les services qu’ils rendent, et non pas précisément par les contours plus ou moins gracieux qu’ils offrent à l’œil.
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J.-L. Cros Des greffes épidermiques

Les vaisseaux des papilles vasculaires du derme, en s’unissant aux vaisseaux des bourgeons charnus, constitueraient seules l’union du lambeau avec la plaie ; en d’autres termes, l’adhérence se produirait, comme d’ailleurs il le dit lui-même, de la même façon que dans la guérison d’une plaie par première intention.
En résumé, M. Poncet ne parle pas de bourgeons d’enchâssement ; pour lui, il y a réellement greffe, mais seulement par le derme ; de plus, cette dernière partie de la peau jouerait un rôle réel dans la cicatrisation, tandis que M. Reverdin lui refuse ce pouvoir.
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