Résumé

Émilien Griolet Du mécanisme de la cicatrisation dans les parties molles

Le caractère dominant du travail de la cicatrisation est la tendance à la guérison des plaies. C’est là son but. Cette tendance est évidemment l’expression d’une grande loi de l’économie vivante : loi d’intégrité, loi nécessaire, vu le peu de cohésion de nos tissus sans cesse en butte à l’action des violences extérieures, loi commune à tout les êtres organisés qui va jusqu’à la reproduction ou régénération de certaines parties enlevées chez les espèces inférieures, mais qui se borne chez l’homme et chez nos animaux domestiques à la production du tissu de cicatrice.
Source : Wikisource

Émilien Griolet Du mécanisme de la cicatrisation dans les parties molles

Nous avons étudié comment le tissu conjonctif procède à sa régénération : il est répandu dans tout l’organisme, toujours continu à lui-même ; il forme la base de tout le corps et de chaque organe en particulier ; il supporte le réseau capillaire qu’il distribue à toute l’économie. Aussi est-il le point de départ, le siége du travail réparateur qui s’opère dans une plaie ; et comme il est intéressé dans toute l’étendue de la lésion, en opérant le rétablissement de sa continuité, il amène tout naturellement la guérison.
Source : Wikisource

Émilien Griolet Du mécanisme de la cicatrisation dans les parties molles

Voici en quels termes Cruveilhier repousse cette opinion : « Le sang extravasé ne s’organise jamais ; il a perdu par le seul fait de son extravasation les conditions de vitalité qu’il ne retrouve jamais ; c’est un véritable corps étranger qui, à l’abri du contact de l’air, solidifié par l’absorption, peut rester inoffensif dans l’épaisseur des tissus, soit à l’état d’infiltration, soit à l’état de foyer, mais qui est absolument incapable d’organisation et de vie. »
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature