Résumé

Mitaut Les blessures produites par la selle (1875)

Pour guérir les blessures, nous devons chercher à obtenir des effets curatifs sans plaie et sans étendre celles qui existent; il faut éviter et la gangrène et les conséquences d'une suppuration abondante.
Le traitement général des blessés ne peut être rationnel qu'à la condition de suivre la nature dans ses voies de réparation, en modérant ses impulsions partielles ou en les stimulant un peu sans nuire au but final. Elle sait régulariser elle-même son œuvre; gardons-nous bien de la lui rendre plus difficile ou plus lente par l'action intempestive du cautère ou du bistouri.
Source : Gallica

Mitaut Les blessures produites par la selle (1875)

La tuméfaction augmente, s'étend de proche en proche dans tous les sens, résonne sous la main et garde un rebord saillant. Le liquide qui coule de la plaie devient brun et répand une odeur infecte dans toute l'écurie. Les tissus, comme macérés, se laissent exciser sans douleur et sans écoulement de sang. La fièvre consume le blessé, qui a perdu l'appétit et peut à peine se mouvoir, autant par sa grande faiblesse que par la douleur et surtout le volume de l'engorgement.
Source : Gallica

Mitaut Les blessures produites par la selle (1875)

Il faut donc, en dernière analyse, prévenir et arrêter à temps les blessures faites à la colonne vertébrale, chercher à résoudre les tumeurs, mûrir les abcès et donner issue au pus au moyen du cautère actuel; panser les plaies avec les liquides antiseptiques ou un peu escharotiques, enfin attendre patiemment la chute des parties frappées d'exfoliation et surtout s'abstenir des grands débridements en cas de carie. Mais « il vaut mieux prévenir que guérir, car le remède est quelquefois pire que le mal. » Cela s'applique, dans notre conviction, aussi bien à la médecine qu'à
la morale.
Source : Gallica

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