Emile Dutertre

Résumé

Emile Dutertre La gangrène gazeuse en Allemagne (1915)

Il faut, de toute nécessité, faire de grandes incisions pour permettre un afflux très abondant d'oxygène, l'oxygène arrêtant le développement du bacille de la gangrène gazeuse. On a fait récemment avec succès, dans les tissus, des injections, des infiltrations d'oxygène provenant de bombes à oxygène, armées dans ce but de longues aiguilles à injection. On est parvenu par ce moyen à enrayer la marche envahissante de la maladie et à conserver la vie du malade. Quand ces moyens échouent, il n'y a plus que l'amputation qui puisse sauver le blessé.
Source : Gallica

Emile Dutertre La gangrène gazeuse en Allemagne (1915)

Si l'on méconnaît la forme maligne profonde, si l'on ne pratique pas des incisions très profondes, si on ne libère pas les espaces intermusculaires ni les cavités lymphatiques autour des faisceaux musculaires, ou bien si on recule devant une opération radicale, on marche rapidement vers une issue fatale. Il ne faut pas non plus se laisser séduire par des symptômes en apparence graves de la gangrène gazeuse sous-cutanée, superficielle, et se laisser alors entraîner à une intervention mutilante
Source : Gallica

Emile Dutertre La gangrène gazeuse en Allemagne (1915)

Seefish prétend que, d'après son expérience personnelle, l'élévation de la température n'est pas en rapport avec la gravité de l'infection, ni avec l'étendue de la gangrène. Les frissons violents ne sont pas rares. Le pouls est à peine frappé, la langue est sèche et couverte d'un enduit épais. Souvent, ces symptômes s'accompagnent d'une diarrhée profuse. L'ictère, qui survient rapidement, enlève tout espoir de guérison. L'intelligence, dans les cas très graves, est un peu troublée, mais, la plupart du temps, le malade n'a qu'une vague idée de la gravité de son état.
Source : Gallica

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