Résumé

Louis Moiret Contribution à l'étude des phlegmons et de la gangrène humide dans le diabète sucré (1899)

En clinique, voici généralement comment se présentent ces redoutables complications du diabète que nous étudions.
Un diabétique, jusque-là bien portant, et même quelquefois méconnaissant la maladie dont il est atteint, à la suite d’une cause insignifiante, banale, d’une simple piqûre, par exemple, voit se développer des accidents locaux graves amenant la mortification des tissus atteints; l’état général s’altère et, fréquemment, le malade meurt au milieu d’accidents adynamiques.
Source : Gallica

Louis Moiret Contribution à l'étude des phlegmons et de la gangrène humide dans le diabète sucré (1899)

Nous devons maintenant nous demander pourquoi le moindre traumatisme, la moindre plaie, sont un prétexte à mortification pour le diabétique, alors que, chez le sujet sain, il n’y aurait qu’une inflammation locale insignifiante.
Tous les auteurs, depuis Marchai (de Galvi) , Demar-quay, Jaccoud, n’ont-ils pas vu que les phlegmons et les différents accidents gangreneux succédaient à de très minimes éraillures des téguments. On trouve, dans les observations : une piqûre de sangsue, l’ablation d’un cor, une piqûre d’épingle, la pression de chaussures trop étroites, etc.
Source : Gallica

Louis Moiret Contribution à l'étude des phlegmons et de la gangrène humide dans le diabète sucré (1899)

Tout d’abord les symptômes généraux sont à peine ou pas du tout accusés ; la fièvre est presque nulle et la langue est humide et rosée. D’autre part, les caractères locaux du phlegmon diabétique ont quelque chose de spécial, une physionomie particulière bien indiquée par Verneuil, c’est-à-dire « la couleur livide des téguments, l’aspect atoniquedu phlegmon, l’apparence cachectique du sujet, la pâleur et flaccidité des chairs».
Source : Gallica

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