Résumé

Pol Coryllos Le traitement des plaies du crâne par projectiles de guerre (1915)

Alors, si la mort n'est pas survenue, et, si grâce à la direction et au siège de la plaie, le traumatisme n'a pas été mortel, il n'y a, croyons-nous, que plus de raisons à nous décider à intervenir.
Car, en somme, quels sont les objectifs du chirurgien dans ces cas ?
Ils ne peuvent être que quatre : 1° L'arrêt de l'hémorragie ; 2° L'ablation des esquilles qui irritent le cerveau ; 3° La toilette et le nettoyage de la plaie, afin d'éviter l'éclosion des complications infectieuses ; 4° L'ouverture et le drainage d'un abcès cérébral, si la plaie est infectée.
Source : Gallica

Pol Coryllos Le traitement des plaies du crâne par projectiles de guerre (1915)

Les choses se passent d'habitude de la façon suivante : l'état du blessé, après le débridement de la plaie cutanée, l'élargissement de l'orifice osseux et l'extraction des corps étrangers, s'améliore ; mais en même temps une hernie cérébrale se forme, dont le volume dépend du degré de l'infection et des dimensions de la brèche osseuse. Durant la guerre Russo-Japonaise, ces hernies étaient si fréquentes que les médecins japonais la considéraient comme un moyen d'empêcher la formation d'abcès.
Le malade va de mieux en mieux ; la hernie peut même diminuer.
Source : Gallica

Pol Coryllos Le traitement des plaies du crâne par projectiles de guerre (1915)

« 1° une opération qui ne s'adresse qu'au crâne et n'est suivie d'aucune exploration dans la substance cérébrale, est une opération absolument inoffensive; 2° toute contamination, même légère, d'une plaie crânienne crée un danger immédiat possible et reste comme une menace pour l'avenir ; il n'y a vraiment aucune raison d'attendre que la méningo-encéphalite soit venue pour trépaner, pas plus qu'il n'y a de raison d'attendre la septicémie pour débrider et nettoyer une fracture compliquée de plaie quelconque par plaie directe ».
Source : Gallica

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