Hernie cérébrale

Définition et enjeux

Émile Galtier-Boissière,  Larousse médical illustré de guerre (1917)

“ La hernie cérébrale est le plus souvent le signe d'un abcès cérébral profond ou d'une méningo-encéphalite. C'est une complication grave, qui participe au pronostic fatal de cette dernière infection en certains cas, mais qui peut rétrocéder et diminuer de volume au fur et à mesure que se cicatrise la plaie crânienne ; dans ce cas, la hernie cérébrale s'épidermise et se recouvre de cheveux, ne manifestant sa présence que par une saillie plus ou moins accusée superficiellement sous le cuir chevelu. ”
Source : Gallica

Charles Chatelin,  Blessures du crâne et du cerveau… (1917)

“ La hernie cérébrale précoce, apparaît comme le résultat d'un phénomène primitivement mécanique et vasculaire et tout sepasse comme si le fungus cérébral était le fait d'un œdème local du cerveau contusionné, s'extériorisant au niveau d'une brèche durale et s'y étranglant parce qu'une ouverture osseuse insuffisante laisse persister dans la zone contuse de mauvaises conditions circulatoires. ”
Source : Gallica

Henri Brodier,  La trépanation : chirurgie de guerre… (1916-1917)

“ L'infection paraît jouer un grand rôle dans la formation de la hernie cérébrale, sinon comment expliquer — d'une part les cas de hernie à tendance progressive et rapide, le cerveau étant projeté à l'extérieur sous l'influence d'une poussée intra-cérébrale continue et violente — d'autre part les cas de cerveaux extériorisés qui battent normalement à l'air ou même sont affaisés et déprimés formant le fond d'un cratère dont les bords surélevés sont les bords circonférentiels de la brèche osseuse. ”
Source : Gallica

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