Maurice Péraire

Élements biographiques

Maurice Péraire L'opération du trépan (1895)

Les chirurgiens allemands ont reproché aux trépans de ne pas faire de sections assez nettes,
de produire de la sciure d'os, de s'échauffer facilement, de provoquer des coagulations sanguines et des nécroses consécutives, enfin de déchirer facilement la dure-mère et de blesser le cerveau'.
Toutes ces objections, que nous n'essaierons pas de combattre, ne s'appuient que sur des erreurs inadmissibles. Il en est du trépan comme de tous les instruments; il faut savoir le manier, et l'adresse opératoire est en général instinctive, la pratique ne faisant que l'affiner et la perfectionner.
Source : Gallica

Maurice Péraire L'opération du trépan (1895)

Le plus souvent, on a recours aux os d'animaux. Nous avons déjà cité le cas célèbre de Jacob von Meckren; ce fait nous démontre qu'à cette époque où l'antisepsie était absolument inconnue, un os de chien avait pu se souder au crâne d'un homme sans déterminer aucun accident. A plus forte raison, aujourd'hui où l'on peut tout faire sous le couvert de la méthode de Lister ou de la méthode aseptique, rigoureusement suivie, il nous paraît logique que cette intervention soit suivie de succès.
Source : Gallica

Maurice Péraire L'opération du trépan (1895)

Le second trépan de J.-J. Perret ressemble de loin à un moulin à café ; c'est dire que sa forme est loin d'être bien élégante. Ici la boîte qui contient tout le système de rouage a des proportions énormes ; c'est même sur elle que le chirurgien prend un point d'appui pour fixer la couronne du trépan au lieu de se servir du manche et de la palette comme dans le trépan précédent.
Source : Gallica

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