Alfred-Armand-Louis-Marie Velpeau

Élements biographiques

Alfred-Armand-Louis-Marie Velpeau De l'Opération du trépan dans les plaies de tête… (1834)

Quoi! un malade, à la suite d'une plaie de tête , a du délire, des frissons, de la fièvre ; on le trépane, et il meurt quelquefois deux jours, trois jours, une semaine après l'opération ; ces symptômes redoutables, ont perdu de leur intensité plutôt que d'augmenter après l'opération, et c'est l'opération qui a causé la perte des blessés ! Ce n'est pas la maladie qui est arrivée à sa terminaison uniquement à cause de sa gravité ! Mais qui ne sait que la méningite est une affection des plus-graves, très capable à elle seule de déterminer la mort, neuf fois au moins sur dix ?
Source : Gallica

Alfred-Armand-Louis-Marie Velpeau De l'Opération du trépan dans les plaies de tête… (1834)

La contusion du cerveau est une des complications les plus communes des fractures ou des plaies pénétrantes du crâne. Il n'est pas jusques aux blessures sans solution de continuité des os qui ne puissent la produire. On conçoit difficilement, en effet, qu'un point donné du crâne puisse être brisé ou seulement ébranlé avec violence, sans que la masse cérébrale ne ressente en même temps l'action du choc.
Source : Gallica

Alfred-Armand-Louis-Marie Velpeau De l'Opération du trépan dans les plaies de tête… (1834)

A moins qu'il ne soit rassemblé en masses considérables , le sang épanché n'attire l'attention qu'au bout d'un temps en général très long. On ne laisse pas sans inquiétude la moindre quantité de pus dans les organes. Infiltré, ou bien épanché dans la profondeur d'un membre, le pus fait aussitôt naître l'idée d'incisions, d'ouvertures ou de contre-ouvertures, témoin le phlegmon diffus et le phlegmon sous-aponévrotique. Pourquoi n'en serait-il pas de même dans le' crâne? Là aussi la suppuration représente tantôt une espèce d'érysipèle phlegmoneux, tantôt de véritables phlegmons?
Source : Gallica

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