Péricrâne

Définition et enjeux

Étienne Michel Van Kempen Traité d'anatomie descriptive et d'histologie spéciale (1854)

La face externe des os du crâne est revêtue par le périoste, qu'on nomme péricrâne. Leur face interne, parcourue de sillons vasculaires, d'éminences mamillaires et de dépressions digitales se moulant sur les circonvolutions et anfractuosités cérébrales, est doublée par la dure-mère, membrane fibreuse très dense, qui joue le rôle de périoste interne et qui est à peine adhérente aux os, si ce n'est au niveau de leurs sutures.
Source : Gallica

Jules Adrien Charles Mar Sarazin Traité d'anatomie topographique topographique… (1867-1870)

Le péricrâne est assez peu adhérent aux os qu'il recouvre : chez le vieillard cette adhérence est toujours plus prononcée que chez l'adulte ; quel que soit l'âge du sujet, elle est plus intime au niveau des sutures et des trous pariétaux qu'au milieu des surfaces osseuses. Malgré le nom de périoste interne que quelques auteurs ont voulu donner à la dure-mère, nous verrons bientôt que cette membrane ne prend que peu ou point de part à la nutrition du tissu osseux qui compose les parois de la boîte crânienne
Source : Gallica

Portrait de Joseph-Auguste Fort Joseph-Auguste Fort Anatomie descriptive et dissection… (1866)

Le grand physiologiste, après avoir coupé, déchiré, brûlé le périoste sur différents animaux, sans déterminer de douleur, après avoir vu la douleur suivre la cautérisation et l'incision du péricràne, a conclu que la membrane nourricière des os est presque insensible, et que ce n'est qu'exceptionnellement qu'on y découvre la sensibilité dans les régions où les nerfs pénètrent dans les os.
Source : Gallica

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