Résumé

J. de R. O. La France, la Prusse et la Russie (1870)

LA FRANCE, LA PRUSSE
ET LA RUSSIE
I
En liberté, comme en toutes choses, on ne s'élève que progressivement et degré par degré.
L'Europe est fille de l'Asie, où dominent la tyrannie et l'esclavage.
Si donc l'Europe est parvenue à obtenir la liberté individuelle sous le régime monarchique, tempéré par les lois et pondéré par la noblesse, elle a fait un grand pas en avant, et la seule chose à laquelle elle puisse prétendre, durant bien des années encore, c'est à perfectionner ses institutions monarchiques, en se rapprochant graduellement de la sage liberté qui existe en Angleterre.
Source : Gallica

J. de R. O. La France, la Prusse et la Russie (1870)

En ce qui concerne cet entraînement de l'opinion publique en Russie, qui semble effaroucher les pays slaves et qu'on appelle la russification des nationalités non russes soumises à la domination de cet empire, nous croyons fermement que ce ne sont là que des velléités temporaires provoquées par les tendances séparatistes de la Pologne et que la Russie, dès qu'elle aura conscience plus nette de sa mission slave, saura arrêter au moment donné et là où il convient de les arrêter pour ne pas se créer mal à propos de sérieuses entraves à la réalisation d'une grande idée.
Source : Gallica

J. de R. O. La France, la Prusse et la Russie (1870)

Il aurait donc été d'un intérêt évident pour tous ceux qui tiennent à la conservation de l'ordre à côté d'une sage liberté, des allier de plein gré à cette institution formidable, qui domine la révolution parce qu'elle dispose d'une force extrêmement grande, et parce qu'elle accomplit elle-même, mais lentement et régulièrement, la grande oeuvre du progrès, en purgeant la société européenne des excroissances du moyen âge, et en préparant le terrain pour l'établissement d'un nouvel ordre de choses social et politique.
Source : Gallica

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