Jean Baptiste Stanislas de Saint Mihiel

Résumé

Jean Baptiste Stanislas de Saint Mihiel Discours sur les voyelles, les adjectifs… (1805)

La seconde preuve de l'erreur des anciens grammairiens, et qui est aussi la seconde cause de celle des modernes, a lieu par le fait même, je veux dire par l'invention et la continuation de - l'emploi du mot consonne, terme qui signifie qui sonne avec : mais, messieurs, ce sonne avec est une fausseté, puisque la voix sonne toujours avant ou après son articulation; car que je prononce, ainsi que je viens déja de le faire, al, el, il, ol, il est bien certain que la voix a précède sa propre articulation, ou autrement la consonne 1.
Source : Gallica

Jean Baptiste Stanislas de Saint Mihiel Discours sur les voyelles, les adjectifs… (1805)

En quittant ici du Marsais, je crois devoir vous dire, messieurs, que Beauzée a donné un système imaginaire sur le nombre, l'ordre et la qualité de nos
voix, dont je me réserve de démontrer le faux dans l'ouvrâge annoncé. Je viens maintenant, messieurs, à la partie de l'oraison dite L'adjectif.
Quand l'homme eut remarqué que les êtres physiques diffèraient entre eux par la matière, les qualités, les propriétés, la figure, la couleur, l'ètendue, etc., il lui fallut inventer des mots pour exprimer ce qu'il remarqua de particulier d'abord dans chaque être
Source : Gallica

Jean Baptiste Stanislas de Saint Mihiel Discours sur les voyelles, les adjectifs… (1805)

Le vrai et seul moyen de se convaincre que tel est le nombre de toutes les voix de l'homme, est de tenter d'en émettre une quelconque, avant celle désignée par l'a, puis entre l'a et notre u, et encore après celui -ci; et l'on expèrimentera qu'on ne le peut pas : donc l'homme ne peut avoir que dix voix de la parole. Mais ce nombre est moindre dans plusieurs langues.
Je nomme buccales les quatre premières de ces dix voyelles, et labiales les six autres.
Source : Gallica

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