Résumé

Jean Cohen De la France au 1er mai 1822, par l'auteur du "Système des doctrinaires" etc… (1822)

La Charte tempérait l'égalité représentative de la révolution par le principe de la justice et de la stabilité. La pompe du trône chez
elle se fondait et s'appuyait sur le dogme de la légitimité : dès-lors, et les révolutionnaires, et les partisans de l'usurpateur ne purent tarder à devenir les ennemis d'un ordre de choses qu'ils avaient d'abord salué avec une sorte d'enthousiasme. Les premiers, parce que le pouvoir et la fortune ne se distribuant plus au gré d'un aveugle hasard , il fallut avoir quelque chose de plus que de l'impudence et du charlatanisme pour réussir
Source : Gallica

Jean Cohen De la France au 1er mai 1822, par l'auteur du "Système des doctrinaires" etc… (1822)

Si de loin en loin ils obtiennent d'une âme vertueuse et timorée un léger sacrifice, soit en faveur du pauvre, soit en faveur d'illustres infortunés, faut-il pour ne pas déplaire à de rapaces héritiers, ou de peur de compromettre le principe sacré de la spoliation , envier ce faible triomphe de la religion et de la vertu sur l'avide amour du gain qui, plus encore que les lumières, est la marque distinctive de notre siècle.
Source : Gallica

Jean Cohen De la France au 1er mai 1822, par l'auteur du "Système des doctrinaires" etc… (1822)

En résumé donc, les missions ne sont pas contraires à la Charte parce qu'elles ne sont que l'exercice d'une religion pour le moins tolérée ; la loi des élections ne l'est pas davantage puisqu'elle ne prive pas de leur vote les citoyens payant 300 fr. d'impositions directes; enfin la loi sur la presse est encore conforme à la Charte : car elle n'ôte pas au jury la connaissance des crimes, seule attribution que la Charte lui ait donnée.
Source : Gallica

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