Résumé

Jean-Henri Silbermann Réflexions sur la conservation des lois et la liberté de la presse… (1814)

Convenons donc qu'aucun droit dans l'ordre social ne porte en lui-même un remède aussi prompt du mal qu'il peut occasionner que la liberté de la presse. Mille maux rampent dans l'obscurité et ne laissent sentir leurs effets que lorsqu'il est trop tard pour y remédier. La publicité est exempte de ce danger par sa nature même. Empêcher l'émission libre et fréquente des opinions, au risque même d'en voir émettre d'erronées, c'est détruire, avec l'habitude d'écrire, celle de lire, de rechercher, de chérir la vérité.
Source : Gallica

Jean-Henri Silbermann Réflexions sur la conservation des lois et la liberté de la presse… (1814)

Les droits de l'humanité, étant ainsi sanctionnés par les lois, et l'homme, comme tel, considéré comme partie intégrante de l'édifice social, il ne manquait plus que le complément de la morale chrétienne pour faire présider à jamais les principes du droit naturel au gouvernement des peuples. Il appartient à l'histoire de l'humanité , et particulièrement à celle de la civilisation, de tracer le tableau des progrès que fit le système social, depuis sa fondation jusqu'à nos jours, soit dans chaque nation particulière, soit dans toute l'étendue du monde civilisé.
Source : Gallica

Jean-Henri Silbermann Réflexions sur la conservation des lois et la liberté de la presse… (1814)

Convenons plutôt que l'erreur et le crime, accoutumées à marcher dans les ténèbres, redoutent la publicité. Le vice n'évite-t-il pas soigneusement le grand jour? L'ignorance en se montrant en public, se livre à la risée. Mais posons que des opinions erronées, pernicieuses même, professées par l'ignorance et la perversité, abusent quelquefois du noble organe de la vérité ; ne sera-ce pas un appel fait à la vérité même, de réfuter l'erreur et de signaler le crime ?
Source : Gallica

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