Jean-Henri Silbermann, Réflexions sur la conservation des lois et la liberté de la presse… (1814)
“ Convenons donc qu'aucun droit dans l'ordre social ne porte en lui-même un remède aussi prompt du mal qu'il peut occasionner que la liberté de la presse. Mille maux rampent dans l'obscurité et ne laissent sentir leurs effets que lorsqu'il est trop tard pour y remédier. La publicité est exempte de ce danger par sa nature même. Empêcher l'émission libre et fréquente des opinions, au risque même d'en voir émettre d'erronées, c'est détruire, avec l'habitude d'écrire, celle de lire, de rechercher, de chérir la vérité. ”
