Résumé

Journal d'un curé ligueur de Paris sous les trois derniers Valois… (1865)

On peut dire qu'à cette nouvelle la France entière se souleva; le pouvoir fut donné au duc de Mayenne; la guerre éclata partout à la fois. Henry III s'allia au roi de Navarre qu'il reconnut pour son successeur, et tous deux vinrent ensemble bloquer Paris. La mort du dernier des Valois ne modifia en rien la situation, sinon en diminuant les chances de la Ligue, et en laissant désormais la direction de ses adversaires entre les mains d'un homme habile, adroit, courageux et résolu à ne rien négliger pour triompher.
Source : Gallica

Journal d'un curé ligueur de Paris sous les trois derniers Valois… (1865)

Tandis que le crime de Jacques Clément excitait un enthousiasme général dans Paris, Henry de Navarre se faisait reconnaître comme roi de France et de Navarre dans son camp, et gagnait la bataille d'Arques, puis celle d'Ivry qui commença à ruiner singulièrement les affaires de la Ligue; en même temps les Vénitiens reconnaissaient le nouveau roi, et après avoir exprimé d'abord une vive indignation, le pape retirait son blâme et recevait même une ambassade des seigneurs catholiques qui avaient suivi la cause du Béarnais. La mort du cardinal de Bourbon n'amena aucun changement
Source : Gallica

Journal d'un curé ligueur de Paris sous les trois derniers Valois… (1865)

La Ligue, à ce moment, prit un ascendant immense en France : son but était clairement défini, il fallait à tout prix éloigner l'hérétique du trône. Le conseil suprême de l'union ne cacha plus ses négociations avec Philippe II, et les Guise y prêtèrent les mains avec l'arrière-pensée très évidente d'obtenir la couronne pour l'un d'eux. Ils cachèrent prudemment encore leurs espérances cependant, et proclamèrent roi le vieux cardinal Charles de Bourbon , oncle du Béarnais, fantôme commode derrière lequel ils pouvaient poursuivre leurs intrigues (1584) .
Source : Gallica

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