Résumé

Journal de guerre du deuxième régiment d'artillerie de forteresse russe d'Erzeroum depuis sa formation jusqu'à la reprise de la ville par les Turcs… (1919)

ODICHÉLIDZÉ
Cet ordre étant parvenu un peu tard, nous ne pûmes accomplir l'oeuvre de destruction qui aurait exigé deux à trois jours.
Antranik emporté, blasphémait et vociférait en arménien. Le docteur Zavarief tâchait de le calmer et nous traduisait ses paroles : «Au lieu d'expédier dix à quinze mille hommes,disait-il, à l'intention des chefs arméniens, pour conserver Erzeroum, ils sont restés à l'arrière et ont anéanti ainsi la nation arménienne et l'Arménie. Des quelques miliers d'Arméniens qu'on a sous la main, aucun ne veut aller au front. Maudits soient leurs chefs !» s'écria-t-il.
Source : Gallica

Journal de guerre du deuxième régiment d'artillerie de forteresse russe d'Erzeroum depuis sa formation jusqu'à la reprise de la ville par les Turcs… (1919)

Ayant vécu depuis deux ans côte à côte avec les Musulmans, nous ne fîmes que rire à cette frayeur imaginaire des Arméniens. Les officiers d'artillerie russes répondirent d'une seule voix et en termes catégorique, qu'étant restés en service pour se battre contre un adversaire loyal et correct, il ne consentiraient jamais à faire feu sur des femmes et des enfants. Car, il ne restait plus de doute que les Arméniens allaient finir par exiger le bombardement du quartier musulman prétextant le soulèvement des malheureux Turcs.
Source : Gallica

Journal de guerre du deuxième régiment d'artillerie de forteresse russe d'Erzeroum depuis sa formation jusqu'à la reprise de la ville par les Turcs… (1919)

Antranik répondit en disant que les arméniens étaient extrêmement reconnaissants à la Grande Russie dont ils formaient une fraction inséparable, qu'actuellement ils ne poursuivaient d'autre but que d'aider cette dernière, que ce qu'on qualifiait de massacres, n'était que la conséquence de l'inimitié séculaire turco arménienne, qu'il était venu en personne à Erzeroum pour y assurer l'ordre et que s'il ne parvenait pas à se faire entendre des Arméniens et à empêcher les meurtres, il serait le premier à quitter la ville.
Source : Gallica

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