Résumé

K.-E. Franzos Le Juge de Biala, récit de moeurs de la Gallicie orientale

Et le vieux seigneur secouait la tête pendant ce temps comme une machine ; on eût dit qu’il ratifiait chaque mot. À la fin, il se leva brusquement :
— Ne perdons pas une minute, dit-il à ses valets. Sellez vite les chevaux, poursuivons Wassilli. Qui me l’apportera mort recevra dix florins, et qui me l’amènera vivant, afin que je le puisse pendre, deviendra riche, j’en jure Dieu, très riche. Et vous, paysans, n’aiderez-vous pas à la chasse ?
Personne ne bougea ; seuls, quelques valets sautèrent en selle.
— Coquins ! s’écria le vieux comte grinçant des dents, vous tous en repentirez un jour.
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K.-E. Franzos Le Juge de Biala, récit de moeurs de la Gallicie orientale

Tu n’avais point d’esprit : les énigmes de la vie n’ont jamais torturé douloureusement ton cœur, rien d’un Hamlet en toi, Ivon Megega ! mais tu n’en réfléchissais pas moins et tu mesurais tout à ta propre mesure. Il va sans dire qu’aucun oiseau ne plane plus haut que ses ailes ne peuvent le porter. Tu te représentais l’Autriche et le monde entier sur le modèle de ton village ; je soupçonne qu’à tes yeux, après l’empereur dans la maison d’argent qu’il habite à Vienne, le juge de Biala était l’homme le plus important du monde.
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K.-E. Franzos Le Juge de Biala, récit de moeurs de la Gallicie orientale

Prompt comme l’éclair, le comte a saisi son pistolet ; mais Wassili, plus agile encore, tire, et le comte est touché. Il a encore la force, bien que sa blessure soit mortelle, de décharger son pistolet ; mais Woitech s’est élancé en avant pour couvrir de son corps son frère adoré. La balle du comte le frappe à la nuque, il tourne une fois sur lui-même et tombe mort.
Au village, personne ne se doute de ce qui s’est passé sous les Trois-Hêtres. Nous sommes à l’auberge, nous buvons, nous dansons, nous rentrons nous coucher.
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