Résumé

L. de Lavergne Études d’économie rurale - Le canton de Flers

L’exposition en contenait de nombreuses preuves, même pour les industries de luxe, comme la carrosserie. La ville est bâtie en granit, ce qui lui donne un aspect sévère ; mais depuis peu d’années elle s’est enrichie de plusieurs monumens construits avec goût, comme une belle église et une vaste halle.
L’agriculture a suivi l’industrie dans son développement. Le sol du canton de Flers est cependant peu fertile. Quand on parle de la Normandie, on se figure toujours ces riches herbages, dons naturels du sol et du climat, qui font l’orgueil de cette province privilégiée.
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Même quand il critique le plus, le petit cultivateur profite sans s’en douter de ce qu’il voit ; ses idées s’élargissent, il devient un peu moins routinier et un peu plus hardi ; le travail des machines l’étonné et le fait réfléchir.
Le département de l’Orne occupe un des premiers rangs pour la longueur et l’état d’entretien de ses voies de communication, et le canton de Flers est une des parties du département qui ont le plus de routes. On y trouve aujourd’hui ce qui peut être considéré comme l’idéal à atteindre partout, un kilomètre courant de chemin par kilomètre carré de superficie.
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C’est le sarrasin qui forme la base de la rotation. L’industrie des habitans a su faire une richesse de cette plante qui symbolise ailleurs le dernier degré de la misère rurale. On la considère comme l’équivalent d’une culture sarclée qui étouffe les mauvaises herbes, et prépare très bien le sol à un ensemencement en blé. Le sarrasin donne en moyenne 25 hectolitres à l’hectare, et le blé qui lui succède de 15 à 20 hectolitres ; l’avoine, qui vient après, est moins productive en comparaison.
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