Résumé

La Faculté vengée . Comédie en trois actes… (1747)

Pour que vous soyez employé, Nigaut. La foule des Maladies ne fait-elle pas passer la foule des Médecins? Le Sot Blondin, avec son air de Suffisance Doctorale ! Et vous Chat-huant, méchant coquin que vous êtes, dans l'espérance que vous raporterez quelque jour aux Confrères leurs deux mille Ecus, je veux bien rendre votre punition plus douce.
Source : Gallica

La Faculté vengée . Comédie en trois actes… (1747)

Le voici : survient un Lutin, un oiseau de proïe, qui jette dans les meilleurs Esprits, mille terreurs paniques. Or vous savés, Sire, que
pour admettre l'empreinte de pareilles fraïeurs,
le plus foible Esprit suffit comme la Musique la plus mauvaise suffit à l'Opéra, pour faire tomber les meilleures paroles.
Source : Gallica

La Faculté vengée . Comédie en trois actes… (1747)

MUSCADIN.
Sire, C'est que Sanctorius est l'inventeur.
PLU TON.
Mais, vraiment, il faut que vous soyés un important Personnage!
MUSCADIN.
J'ai tant joüé ce Rôle, qu'il m'est devenu naturel. Je n'ai jamais eu ni esprit, ni vrai savoir ; mais j'étois grave, & l'on m'a crû un Phénix.
CHAT-HUANT.
L'heureuse chose que la gravité ! C'est un' Masque impénétrable. Soyés Sot & Grave , c'est un double avantage. L'esprit sans suffisance n'est rien ; la suffisance sans esprit est tout ; la modestie est la vertu des Sots.
Source : Gallica

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