Résumé

La France déchirée par ses enfans…

Marquons quelques anneaux de la chaîne que le despoie se forge en abusant de son autorité : il voudroit marcher, et la goutte ne le veut pas; parler, sa langue se paralyse; écouter, il est sourd; voir, les cataractes couvrent ses yeux ; il voudroit être tranquile, et les convulsions l'agitent. Où ya cet effréné ? Il ouvre la fenêtre et s'écrase sur
le pavé ; c'est la liberté de la fièvre chaude, l'anarchie qui dissout subitement la société.
Source : Gallica

La France déchirée par ses enfans…

Il est évident que les hommes entrent dans le monde de la même manière, qu'ils tendent au même but, et marchent, sans s'arrêter, à la vieillesse et au tombeau. Mais des différences frappantes font que la naissance, la vie et la mort, ne sont pas les mêmes pour chaque individu. Aussi dans les trois choses les plus favorables à l'égalité, on est force d'admettre des différences.
Source : Gallica

La France déchirée par ses enfans…

L'orgueil, l'envie et l'audace, le soupçon, la défiance et la haine, la calomnie, la médisance et la délation existent pour le royaliste comme pour le républicain ; mais le royaliste est dans l'heureuse situation de savoir que ce sont des vices qui ne lui seroient que préjudiciables. — Le royalisle a des défauts sans doute ; mais il a pour sa patrie un amour vrai, qui lui fait souffrir avec courage la tyrannie des mauvais rois pour ne pas ensanglanter son pays. Le républicain ne connoît pas cette nuance de sentimens ; il sacrifie tout à sa haine, quand il s'agit de détruire la tyrannie.
Source : Gallica

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