Lafontaine

La servante (1879)

Résumé

Lafontaine,  La servante (1879)

“ Je ne veux pas servir
cette Arabelle!. Oh! non, je ne le veux pas! je partirai aussitôt que ce mariage sera décidé!. J'aurai bien du chagrin de quitter mon bienfaiteur, mais je ne pourrais pas faire autrement. Du reste, lorsqu'il aura recouvré la vue, il n'aura plus besoin de mes soins! N'aura-t-il pas sa belle-fille?. Comme il va la trouver jolie ! Et lorsqu'on lui dira que Diane est partie avec des bohémiens, il me prendra en mépris, il m'oubliera et donnera toute sa tendresse à la femme de son Georges! Oh! mon Dieu! faites-moi mourir ayant que toutes ces choses arrivent!
”
Source : Gallica

Lafontaine,  La servante (1879)

“ Si bien que madame Dixonn lui demanda si elle perdait la tête et la gronda d'importance.
Aussi le soir, tout en tricotant son bas, Gudule poussa un gros soupir, et la gorge de Sham rendit aussitôt le même son ! Ils se regardèrent et rougirent tous deux.
— Qu'avez-vous? dit Sham, en quittant son banc pour celui de Gudule et s'asseyant près d'elle.
— J'ai du chagrin !.
— Pourquoi?
— Madame n'a fait que me gronder aujourd'hui !
— Le fait est qu'elle n'est pas commode !
— Oh ! pour ça non !
— C'est dur, n'est-ce pas, d'être chez les autres?
”
Source : Gallica

Lafontaine,  La servante (1879)

“ Oh! j'en mourrai, c'est sûr! Songez donc que la robe d'Arabelle est aussi manquée que la mienne ; elle est trop large de tout ce dont ma robe est trop étroite ; nous ne pourrons jamais nous présenter ainsi fagotées.
— Ah ! vous voilà, Lisbeth ! s'écria madame Dixonn ; essayez donc de tirer ces dames d'embarras!
Arabelle se retourna vivement pour voir cette servante qu'elle n'avait encore aperçue que de loin, et dont on vantait tant la beauté. Mais sa mère ne lui donna pas le temps de l'examiner à son aise, car se relevant vivement, madame Grypfeld entraîna Lisbeth auprès de Nancy.
”
Source : Gallica

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