Résumé

Louis Favre Conseils aux avocats et aux professeurs sur la diction (1897)

La vitesse du débit ne doit jamais dépasser une certaine limite, qui est marquée par le point où l'auditoire ne peut plus saisir facilement la pensée exprimée.
Pour la vitesse de la diction, — comme pour la hauteur et pour l'intensité des sons qui en forment les éléments, — il faut adopter dans chaque cas donné une valeur moyenne, autour de laquelle la voix pourra varier, et à laquelle elle reviendra à certains moments pour se poser et se reposer.
Source : Gallica

Louis Favre Conseils aux avocats et aux professeurs sur la diction (1897)

Il ne s'agit pas pour l'avocat d'être le virtuose près d'atteindre la perfection vocale, mais de connaître les premiers principes — qui, seuls, lui sont nécessaires — d'un art qui lui permet d'exercer le mieux possible sa profession. Pour l'avocat, le travail employé à l'étude des premiers principes de la diction fournit un rendement utile très sensible, tandis que le travail employé à passer de l'état d'homme habile à celui de virtuose ne rend rien ou coûte plus qu'il ne donne.
Source : Gallica

Louis Favre Conseils aux avocats et aux professeurs sur la diction (1897)

En effet, si c'est naturellement qu'on fait la prose, c'est surtout de la mauvaise prose qu'on fait ainsi ; et ce qu'on veut enseigner, ce n'est pas à faire de la prose, mais de la bonne prose. De même, dans l'enseignement de la diction à la Faculté, on n'apprendra pas à l'élève à parler, mais à bien parler, c'est-à-dire à le faire avec clarté et correction, sans fatigue pour celui qui parle comme pour celui qui écoule, et avec agrément même.
Source : Gallica

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