Résumé

Louis-Victor Tourneur Panégyrique de saint Remi, archevêque de Reims… (1882)

Reims le connaît déjà, ses vertus ont réuni tous les suffrages; et malgré ses vingt-deux ans, on lui fait violence pour le placer sur le trône épiscopal de cette grande Eglise. Il résiste en vain, le ciel parle par la voix des prodiges; une brillante auréole entoure sa tête pendant la cérémonie de son sacre ; une huile miraculeuse humecte ses cheveux comme autrefois ceux d'Aaron, tous ont reconnu la volonté de Dieu et l'annonce de grands événements.
En effet, à peine saint Remi est-il devenu Archevêque de Reims que l'invasion franque a commencé.
Source : Gallica

Louis-Victor Tourneur Panégyrique de saint Remi, archevêque de Reims… (1882)

Le ciel paraît l'oublier ; il devient aveugle, et il ne cesse de bénir le Seigneur. Il n'est sévère qu'une fois (et vous devez, habitants de cette paroisse, en remercier Dieu aujourd'hui !) c'est quand il s'agit de revendiquer Mouzon, alors déjà domaine de l'Eglise de Reims, sur Foulques, Evêque de Tongres, qui avait voulu s'en emparer. La calomnie s'attaque à sa vertu; de jeunes imprudents l'accusent; il ne se plaint même pas, tant est grande sa charité, tant est vif l'amour divin qui le dévore !
Mais il est enrichi par le ciel du don des miracles !
Source : Gallica

Louis-Victor Tourneur Panégyrique de saint Remi, archevêque de Reims… (1882)

Et malgré cela Clovis reste toujours payen ; il faut un miracle guerrier pour convertir le guerrier ; Clotilde et Remi l'ont obtenu du ciel. Tolbiac, Tolbiac !
nom à jamais béni; tu brilles au front de notre histoire d'un immortel éclat ! C'est là, Mes Frères, que sera terrassé ce fier lion qui n'a jamais combattu que - pour vaincre, mais qui là sera le vaincu de la grâce et de Dieu. Les Francs sont braves, il est vrai ; ils ont vaincu dans cent combats ; n'importe ! Dieu veut
les humilier pour les convertir.
Source : Gallica

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