Martine Rémusat

Résumé

Martine Rémusat Revue des Deux Mondes

Le cardinal, ministre d’Etat, avait conçu une passion pour Mme de Belle-Isle, « amour platonicien et proportionné à l’âge de l’amant et à la piété de l’objet aimé. Le baron Bernstorff, envoyé de Dannemarc, fréquentait assidûment l’hôtel de Belle-Isle ; voilà le vieux cardinal agité des furies et n’entendant plus les intérêts du Nord que par sa haine contre le ministre danois [10] . »
Le cardinal amoureux suscita des difficultés à son heureux rival et menaça de faire échouer certaines négociations entre la France et le Danemark.
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Martine Rémusat Revue des Deux Mondes

Si j’avais assez de foi, assez d’amour de Dieu, je désirerais uniquement pour sa gloire qu’une si belle âme fût à lui, mais j’avoue que je suis assez imparfaite pour que l’excès de ma tendresse pour vous, mon cher frère, y entre pour beaucoup ; je ne peux envisager sans horreur qu’un avenir malheureux — et de quelle durée ! — vous est prédestiné. Il faut que j’aie autant de confiance que j’en ai en vous pour vous parler ainsi, car je sens tout ce qu’il y a d’humain dans les vœux ardens que je fais pour vous
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Martine Rémusat Revue des Deux Mondes

« Fort peu de gens sont aussi bien instruits que le baron Bernstorff de ce qui se passe dans le royaume, » dit encore le duc de Luynes. Observateur attentif, il examinait tout, voyait tout. Il admirait les ressources qu’offrait la nation française, les richesses dont elle pouvait disposer, les sacrifices qu’elle s’imposait de bon cœur pour la gloire de la France.
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