Molé-Gentilhomme,
Le Comte de Carmagnola. Tome 1
(1855)
“ Les étincelles jaillissaient du pavé, la foule épouvantée attendait, l'issue de cette lutte qui menaçait de lui devenir fatale à ellemême si l'homme avait le dessous. A une secousse plus violente que les autres, un cri perçant partit de l'estrade du duc... Ce cri avait été poussé par la princesse Bianca, qui, succombant à une terreur soudaine, se renversa sur son siège, pâle et glacée comme un marbre. Le cheval s'apaisa enfin sous la main inflexible de Carmagnola, qui poursuivit sa marche à travers la foule, aussi calme, aussi impassible que s'il ne fût survenu aucun incident. ”
