Adélaïde Barthélemy-Hadot

Résumé

Adélaïde Barthélemy-Hadot Laura de Médicis, ou L'héroïne de Florence… (1823)

« Être abhorré ! disaitle Juif en montant sur le char qui allait l'éloigner de Naples, l'heure de ta fin n'a pas encore sonné; mais si l'amour la retarde, il la rendra, je l'espère, plus cruelle.
— Ange de beauté ! répétait le conquérant de l'Italie, puisse ma tendresse te rendresensible, et j'aurai connu enfin le vrai bonheur. Heureux mille fois le vieillard vers qui tu diriges tes pas. Si jamais tu partages ma flamme, les trésors et les dignités seront répandus sur lui, et la main de Ladislas le défendra à la face de l'univers. »
Source : Gallica

Adélaïde Barthélemy-Hadot Laura de Médicis, ou L'héroïne de Florence… (1823)

Il est un autre objet bien cher à mon coeur, dont ces tristes événemens vont détruire, peut-être à jamais, la félicité. — Un autre objet! et quel est-il ? —- Chère enfant, ne saistu pas que je n'aime que toi dans le monde? — Et c'est pour moi que tu frémis, qu'ai-je à craindre ? rien tant que mon noble père me protégera, et que mon aïeul priera Dieu pour sa Laura. —Tu ne sais pas, ma fille, jusqu'où va l'injustice des hommes ; puisses-tu l'ignorer toujours, ou ne pas l'apprendre aux larmes que tu verserais.
Source : Gallica

Adélaïde Barthélemy-Hadot Laura de Médicis, ou L'héroïne de Florence… (1823)

N'est-il pas vrai, mon père, continua-t-il en attachant sur l'Hébreu ses yeux vifs et perçans, n'est-il pas vrai que mon caractère, que je viens de vous laisser entrevoir, ne vous effraie pas, et que, sous votre égide, Ladislas peut devenir un grand roi ?
—Mon fils, répond Eléazar, d'un air humble, mais sans bassesse, la confiance dont vous m'honorez m'est bien chère; elle justifie la haute opinion que j'avais conçue de vous. Celui qui, si jeune encore, a conquis tant de pays, qui a vengé avec tant d'éclat la mémoire de son père
Source : Gallica

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