Résumé

Observations sur l'arrêt de la première chambre de la cour d'appel de Paris dans l'affaire de Panama (1893)

Faut-il nous arrêter sur le reproche fait à M. de Lesseps d'avoir exagéré le trafic probable du canal, en parlant d'un transit de 7 millions de tonnes? Celui-là serait bien osé qui pourrait affirmer par avance que les produits du canal ne seraient pas rémunérateurs. Il suffit de se souvenir que le canal de Suez a vu son transit atteindre des chiffres qui ont dépassé les plus larges espérances. Pour justifier les prévisions de M. de Lesseps, nous nous bornerons à rappeler qu'il n'a jamais produit une affirmation au public sans l'appuyer de citations dont l'authenticité n'a jamais été contestée.
Source : Gallica

Observations sur l'arrêt de la première chambre de la cour d'appel de Paris dans l'affaire de Panama (1893)

Lors de l'émission de juin 1888, M. de Lesseps avait annoncé que si le public lui apportait les 600 millions qu'il demandait, il pouvait, dans les premiers mois de 1890, « assurer au trafic annuel prévu de sept millions et demi de tonnes un passage suffisant et réserver à l'avenir l'achèvement du canal maritime définitif (1) ». Exprimant en d'autres termes la même idée, il déclare (2) : « Cet emprunt est destiné à assurer l'ouverture du canal de Panama à la grande navigation ».
Source : Gallica

Observations sur l'arrêt de la première chambre de la cour d'appel de Paris dans l'affaire de Panama (1893)

La loi sur l'émission des Bons à Lots de l'Exposition a autorisé une dépense de dix pour cent sur trente millions pour les frais de l'émission. De toutes les affirmations de l'arrêt, aucune n'est plus affligeante que celle que nous examinons. Aucune ne méconnaît davantage les faits et le caractère des hommes que la Cour avait à juger.
Source : Gallica

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