Résumé

Pierre Lortet Unité de l'espèce et de la langue dans l'humanité (1850)

Il est commun à l'animal et à l'homme, car ils ont des corps semblables; l'un et l'autre poussent des cris de douleur, de plaisir, de besoin. Sans être étudié, ce langage est compris par les peuples de tous les siècles et de tous les continents ; tous comprennent la plainte et le rire. Il n'est pas exprimé par des mots, mais par des tons. Sous ce rapport, la musique se rapproche du langage du sentiment et non de la langue pensée ; aussi est-elle sentie par les hommes de tous les pays, et même par les animaux. La musique est ce langage perfectionné, une peinture des sensations.
Source : Gallica

Pierre Lortet Unité de l'espèce et de la langue dans l'humanité (1850)

Privé d'instinct, il devient lui-même le but de son travail. L'instinct asservit l'animal à la nature, la raison en affranchit l'homme; s'il était doué des sens et de l'instinct de l'animal, il n'aurait ni la raison ni la liberté. Le travail de l'animal est toujours parfait pour le but proposé par la nature, mais le travail de l'homme peut toujours être perfectionné.
Source : Gallica

Pierre Lortet Unité de l'espèce et de la langue dans l'humanité (1850)

Oui, dans dans la langue tout est le produit de l'âme humaine. Si l'homme n'était pas l'auteur de la langue,qu'on dise donc, en quel point du développement de cette langue, il a commencé à inventer, à l'étendre. Il n'y a pas dans le commencement de la langue plus de difficultés à vaincre que dans son application à des idées plus délicates et plus nuancées. Non, Dieu n'a enseigné à l'homme ni à construire une maison ni à faire un arc ou une machine à vapeur, ni à parler. Il l'a doué de la raison, de la faculté de penser, de comparer, d'inventer, de perfectionner.
Source : Gallica

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