Résumé

Portrait de Victor Nodet Victor Nodet Les agnoscies. La cécité psychique en particulier (1899)

L’attention n’est donc pas l’effort de l’esprit pour rendre plus vive une représentation donnée, c’est-à-dire pour faire vibrer avec plus d’intensité la portion restreinte du réseau sur laquelle se porte son activité ; c’est bien plutôt un effort pour rendre la perception plus compréhensive, c’est-à-dire pour parcourir le réseau dans ses moindres détails, en découvrir les connexions inaperçues, ou bien, si l’attention se porte sur un objet, pour tirer de cet objet tout ce que le travail d’identification pourra lui faire donner.
Source : Gallica

Portrait de Victor Nodet Victor Nodet Les agnoscies. La cécité psychique en particulier (1899)

Nous concluons que ce n’est pas l’activité de tel ou tel point du cerveau qui rendra possible la représentation, c’est la mise en jeu d’une infinité de cellules très éparses, reliées entre elles par un réseau qui en forme en quelque sorte l’unité, la loi. Cette complexité extrême ne doit pas nous étonner ; il suffit de réfléchir au substratum anatomique réel, non schématique, que nécessite un réflexe quelconque ; il suffit de pensera la complexité énormerde la plus simple impression visuelle à son passage à travers les nerfs optiques, pour entrevoir ce que peut être un acte cérébral supérieur.
Source : Gallica

Portrait de Victor Nodet Victor Nodet Les agnoscies. La cécité psychique en particulier (1899)

Si nous écartons systémaliquement toutes les agnoscies, qui portent sur des objets conventionnels, symboliques; si nous détachons de l’asymbolie au sens de Wernicke, c’est-à-dire de l’agnoscie totale, l’asymbolie, au sens de Spamer et de Freud, c’est-à-dire toutes les aphasies, il ne reste que fort peu de chose du rôle de l’ouïe dans l’activité mentale et la surdité psychique ne pourra jamais prétendre à être comparée à la cécité psychique.
Source : Gallica

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