Wilhelm Herchenbach

Wilhelm Herchenbach

Résumé

Portrait de Wilhelm Herchenbach Wilhelm Herchenbach L'héroïne de Taïti (1894)

« Arrête, Upufara, tu n'es pas un guerrier, mais un lâche assassin! » s'écria-t-elle en brandissant sa hache.
Upufara se tourna, effrayé; mais, voyant qu'il n'avait affaire qu'à une fille : « Oro, dit-il, ne permets pas que je meure de la main d'une femme, » et il levait sa massue du bras gauche, lorsque Hélène, éperdue, jeta sa hache contre la massue, la fit tomber des mains du chef, qui, perdant l'équilibre, alla rouler dans les profondeurs de l'abîme.
Source : Gallica

Portrait de Wilhelm Herchenbach Wilhelm Herchenbach L'héroïne de Taïti (1894)

A ces mots, Omana cessa de pleurer, mit sa tête sur les genoux d'Hélène et lui dit d'une voix douce : « Non, si tu m'aimes, tu ne feras pas cela ; j'ai pleuré parce que je pensais à la douleur, mais je désire moi-même les fleurs. Une vierge de Taïti ne peut vivre sans les avoir.
Elle serait méprisée et rebutée de tous. Tu vois donc qu'il le faut et je le veux, dussé-je même en mourir. Mais j'ai une prière à te
faire : reste avec moi pour que je sois forte et que je ne perde point courage. »
Source : Gallica

Portrait de Wilhelm Herchenbach Wilhelm Herchenbach L'héroïne de Taïti (1894)

« C'est la fille blanche, cria l'un d'eux, cette fille sauvée par un Taïtien, qui a enlevé aux dieux leur victime ; il faut qu'elle périsse à la place de l'étranger : n'est-ce pas juste ? »
Nul ne répondit ; tous frémirent à la pensée qu'Hélène, la favorite de l'île, serait tuée et mutilée. Mais, lorsque le même prêtre, levant les mains, conjura le peuple de venger leurs divinités, une femme s'écria :
« Elle appartient à Oro ! qui s'oppose à sa mort mérite de mourir avec elle, car jamais crime pareil n'a souillé notre île. »
Source : Gallica

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