William Chapman

William Chapman

Résumé

Portrait de William Chapman William Chapman Le Lauréat

La poésie est innée, et quiconque ne l’a pas reçue en naissant peut, à force de travail, devenir un exécutant plus ou moins habile, mais un poète, jamais.
Toutes les bibliothèques du monde ne sauraient faire naître un poète, et probablement parce que la grâce et la pureté sont souvent voisines de l’ignorance, — comme chez les enfants, par exemple, — on a vu des hommes produire, presque sans érudition, de véritables chefs-d’œuvre.
La poésie n’existe pas seulement dans les vers, elle est un souffle qui court à travers toute la littérature d’un peuple.
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Portrait de William Chapman William Chapman Le Lauréat

CHAPMAN
Sur le cristal glacé des fleuves gigantesques,
Les patineurs, montés sur leurs lames d’acier,
Tracent en tournoyant de folles arabesques,
Ou luttent de vitesse avec quelque coursier.
FRÉCHETTE
Au feu du soleil ou des girandoles,
Emportée au vol de son patin clair,
Mainte patineuse, en ses courses folles,
Sylphe gracieux, fuit comme l’éclair.
Ah ! par exemple, ici, Maître, c’est effrayant comme vous m’avez tailladé ! La patineuse pour les patineurs, les courses folles pour les folles arabesques...
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Portrait de William Chapman William Chapman Le Lauréat

Crémazie était un grand poète, et, malgré l’indigence de ses rimes, malgré quelques lieux communs et quelques inexpériences qui déparent ses vers, il n’y a pas d’exagération à dire qu’il est né aussi bien doué que Lamartine, Musset et Gautier.
Ce qui a manqué à ce Canadien de génie pour atteindre les plus hauts sommets où s’élèvent les rois de la pensée, c’est le milieu ambiant, c’est l’émulation, c’est l’encouragement.
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