Résumé

Éloge funèbre de L. et T. C. F. Leveux… (1816)

« Un monde entier, disoit-il, ne vaut pas le bonheur, et c'est l'amitié qui le donne. » Fruit délicieux que le ciel a permis à la terre de produire pour faire le charme de la vie, tu dilates le coeur, tu l'épanouis comme la rosée du matin rafraîchit et colore la fleur printanière.
Source : Gallica

Éloge funèbre de L. et T. C. F. Leveux… (1816)

Comment auroit-il pu supporter ces réunions où l'audacieuse opulence insulte à la probité, où la nullité vaine méprise le mérite , où l'ignorance orgueilleuse humilie le talent ; comment, dis-je , les auroit-il pu supporter, celui qui préféroit l'honnête homme au riche, qui n'accordoit son estime qu'au talent modeste , son respect qu'à la vertu ; qui n'avoit de mépris que pour l'homme faux et vain , de sévérité que pour le méchant ? Encore, sa bonté inépuisable permettoit-elle rarement à la sévérité d'entrer dans son coeur : sans politique comme sans effort, il ne savoit que pardonner.
Source : Gallica

Éloge funèbre de L. et T. C. F. Leveux… (1816)

C'est dans les devoirs qu'elle nous engage à remplir et qui lui donnent un caractère sacré , quelle présente à l'ame aimante plus d'aliment , plus de douceur ; et ces devoirs sont une confiance mutuelle, des attentions réciproques , une constance que rien ne puisse ébranler , une disposition invariable de contribuer au bien-être de celui qu'on a choisi pour ami.
Favoris de la fortune , ne vous flattez pas d'acheter l'amitié avec de l'or ; le coeur seul peut payer le coeur : vous n'aurez que des flatteurs et des parasites. Si vous êtes puissants, vous aurez des courtisans
Source : Gallica

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