Résumé

Émile Daireaux La Dernière révolution de Buenos-Ayres

Notre code civil, grande œuvre, fille d’une révolution, sortie de ruines sanglantes, expression dernière de la vitalité des philosophes de la fin du dernier siècle, a non-seulement créé nos mœurs et notre société, il engendre chaque jour des sociétés nouvelles. Le peuple argentin, aussi bien que le Chili, le Pérou et le Brésil, a pris notre code et notre jurisprudence comme base de sa nouvelle législation; mais, pas plus ici que dans ces autres pays, la refonte des lois, qui chez nous a été l’œuvre d’une révolution, ne pouvait en susciter une.
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Émile Daireaux La Dernière révolution de Buenos-Ayres

Plus prospère au début qu’aucune autre colonie espagnole, favorisé plus que tout autre de la nature, desservi par un fleuve gigantesque, route qui marche pendant huit cents lieues jusqu’à la mer, le Paraguay a vu sa population s’abâtardir et s’annihiler jusqu’à s’immoler pour l’ambition et par l’ordre d’un tyran oriental. Le Brésil, lui, s’est constitué en gouvernement monarchique après la déclaration d’indépendance en 1825, il a confié ses destinées à une dynastie et son avenir aux garanties d’une charte constitutionnelle.
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Émile Daireaux La Dernière révolution de Buenos-Ayres

Ces deux mois de guerre civile, les faits qui les ont précédés, la manière dont l’insurrection a été réduite, marquent dans l’histoire de la république argentine, et l’on peut dire même dans celle des républiques hispano-américaines en général, une date mémorable. Ils semblent démontrer que le temps est passé où les révolutions et les guerres civiles américaines s’enchevêtraient sans logique apparente, où une insurrection succédait à une autre, où un groupe de quelques hommes imposait par la force sa volonté jusqu’à ce qu’un autre se présentât pour le même objet.
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