Résumé

Émile Durafour André le saltimbanque : drame en quatre actes (1860)

MARGUERITE.
Qu'importe, s'il a des qualités?
ESTELLE.
Tout me le fait supposer, car un cœur si noble et si généreux ne peut battre que dans la poitrine d'un honnête homme.
(Musique en sourdine jusqu'à la fin de la scène.) MARGUERITE.
Et cet homme, quel est-il ?
ESTELLE.
Oserai-je le l'avouer, ma bonne Marguerite?. Eh bien! cet homme est celui qui poussa le dévouement jusqu'à risquer sa vie pour m'arracher à une mort inévitable. (André parait au fond et reste muet de surprise à la vue d'Estelle.) MARGUERITE.
Comment,-ce jeune saltimbanque? Mais vous n'y songez pas, mademoiselle.
Source : Gallica

Émile Durafour André le saltimbanque : drame en quatre actes (1860)

Peut-il être bon époux et bon père? après avoir vécu de cette vie errante et vagabonde ? Non, mille fois non! s'écrie la foule. Mais la voix de l'humanité crie à son tour : Tous les hommes sont égaux en ce monde, quand ils sont honnêtes.
ESTELLE, lui tendant la main.
Si la destinée nous sépare, André, nos cœurs n'en seront pas moins unis.
ANDRÉ, lui baisant la main.
Merci, ange de bonté. Vous me faites oublier un instant que je suis le plus malheureux des hommes.
MARGUERITE.
On vient.
SCÈNE IV, LES MÊMES, MATHIEU ET SES AMIS, entrant précipitamment, ESTELLE.
Je suis perdue !
Source : Gallica

Émile Durafour André le saltimbanque : drame en quatre actes (1860)

SCÈNE V.
LES MÊMES, moins ESTELLE et MARGUERITE.
MATHIEU, à André avec mépris.
Savez-vous, mon cher, que vous devez vous trouver bien honoré pour un homme tel que vous de posséder l'amitié de la charmante Estelle,
ANDRE.
Un homme tel que moi, monsieur, s'honore d'un témoignage d'estime et d'amitié, comme il se formalise et châtie l'insolent qui l'outrage!
Source : Gallica

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